Chronique: Le Gobelin dans l’Alcôve

Le Gobelin dans l’Alcôve

Couverture de « Le gobelin dans l’alcôve »

Auteur : Luc Didierjean

Édition : Auto-édité

Genre: Fantasy

Ceci, mes amis (je peux vous appeler mes amis?) est un livre que j’ai adorééé dévoréééhééé, souvent je le reliraaaaaais. Voilà, maintenant que je vous ai sans doute mis une chanson idiote* en tête, je vous présente l’histoire puis mon panégyrique de cette œuvre que j’ai adorééée dévorééeeee…

Résumé :

Après son exclusion du Collégium de magie, Daoine gagne chichement sa vie en pillant les tombes enfouies sous les sables rouges du désert de Sarkadame. Il est finalement contraint à accepter une mission pour l’ordre religieux des Cent Félicités. Un dragon a pris possession de l’un des temples de la congrégation, s’emparant des richesses qu’il contenait. Des licornes ailées seraient certes idéales pour combattre le Grand Ver Volant, mais encore faut-il parvenir à les dompter. Or, seule une corde magique peut les entraver et venir à bout de leur fougue… On confie donc à Daoine la tâche ingrate de voler les cheveux de dix femmes mystérieuses, dispersées aux quatre coins du royaume, pour en tresser une corde. Une tâche ingrate, mais peut-être parviendra-t-il à la transformer en quelque rendez-vous galant ? Armé d’une épée (modestement) magique et d’une noix contenant un génie sentencieux , Daoine entame sa quête, qui va le mener jusqu’aux confins de l’antique royaume d’Erehwon. Propulsé à rebrousse-temps à la poursuite d’une sorcière, emprisonné au fond d’un tonneau par des Fées, ou encore forcé à patauger dans les entrailles d’un monstre marin géant à la recherche d’un trésor, Daoine ne s’avoue jamais vaincu. Et il lui faudra user de toute son astuce pour échapper aux armadas de trolls, de démons et autres dragonnules qui semblent n’avoir comme désir commun que de le voir échouer dans sa quête. Mais cette quête est-elle réellement celle pour laquelle il a été engagé ?

Une quête, un héros, un univers, tout est mis en place avec brio et une imagination fertile. Autour des nombreuses péripéties passionnantes du personnage principal, un garçon sympathique, débrouillard et astucieux, délicieusement imparfait, courageux mais pas téméraire (comme me qualifiait mon adjudant-chef), l’intrigue principale est émaillée de nombreuses aventures secondaires et d’historiettes savoureuses, bien trouvées, qui donnent toute sa consistance au monde d’Erewhon. Daoine n’est ni héros, ni anti-héros, juste un amateur de bonne chère, de belles filles et de siestes (je vous avais dit qu’il était sympathique) sur lequel le sort s’acharne décidément.

Chacun des chapitres présentent un ou plusieurs aspects classiques des différents sous-genres de la fantasy, toujours assaisonné d’un humour subtil, savamment dosé, et dépeint avec un vocabulaire stylisé et un talent évident. On a du donjon, de la forêt, de la Cité, de la Guilde, du monstre et du malandrin, y’en a pour tout les goûts, toutes les couleurs et toutes les tailles.

Avec l’aide d’un esprit hautain, aux tendances moralisatrices et aux conseils -selon lui- bénéfiques, Daoine ira se frotter à un nombre impressionnant de créatures diverses, des plus habituelles comme le thaumaturge condescendant, aux plus incroyables. Le bestiaire de cet univers, ainsi que la flore, sont proprement hallucinants de diversité, tout comme les paysages, décrits avec précision, fluidité et sans jamais lasser un lecteur avide qui se laisse entraîner par la plume quasiment poétique de l’auteur. Pour autant on ne dépasse jamais la dose prescrite de descriptions** ni la taille réglementaire, à savoir que c’est juste assez pour former un tableau saisissant et parfait.

Si mages et prêtres sont régulièrement égratignés par son ironie mordante, il n’en reste pas moins qu’en filigrane, l’injustice, l’oppression et le ridicule des puissants sont régulièrement questionnés, sans pour autant alourdir le ton léger et l’ambiance fantastique de l’ensemble. Dans des tombereaux d’alcools et de nombreux repas exotiques (ça vous dit un mélitan frit farci aux morchelots excellents arrosé d’alcool de sapin?) notre héros devra, bien à contrecœur, mener une quête palpitante aux quatre coins de l’univers entre science délirante, magies de tout poil et cultes étranges dans un suspense bien emmené jusqu’à une fin surprenante.

Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde à lire les lignes élégantes et enlevées de Luc Didierjean, et je ne peux que vous conseiller d’entrer dans l’alcôve aux côtés du gobelin, sans hésitation !

* Si ce n’est pas le cas, cliquez ici.

** C’est pas facile à dire à voix haute.

Tom Larret

Se procurer le livre :

Sur amazon

Les héraults du roi

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