Chronique: La guerre

La guerre

Auteur : Gaëlle Cathy

Édition : Auto édité

Date: 2021

Genre: Fantastique / romance

Envie d’un réchauffé de Twilight en version trash ? Faites taire votre midinette rêveuse intérieure (on en a tous une), branle-bas de combat, tout le monde sur le pont, moules à gaufres, c’est La Guerre !

Résumé :

« Willow Creek, petite ville tranquille de Californie du Nord où Sienna vit une vie d’adolescente sans souci, au sein de sa famille d’accueil, avec son meilleur ami Shiloh. Tandis que les forêts alentours sont marquées par une recrudescence d’attaques d’animaux sauvages, et de disparitions inquiétantes, tout ce qu’elle espère, à l’aube de ses dix-sept ans, c’est d’avoir, enfin, un petit-ami. Le jour J pourrait s’avérer le bon quand, lors de sa fête d’anniversaire, non pas un, mais deux jeunes hommes l’attirent irrésistiblement. Mais une autre invitée mystère va chambouler sa vie par d’intenses révélations… et sentiments. Sienna se retrouve au milieu d’une guerre millénaire avec la possibilité d’y mettre fin. Elle découvrira que rien n’est jamais ce qu’il n’y paraît, et que tout choix à ses conséquences. »

La première victime de La Guerre sera d’ailleurs l’orthographe. J’essaie en général de faire abstraction de ce qui peut paraître un simple détail, surtout que je ne suis pas infaillible en la matière, mais à partir du moment où j’ai les yeux qui saignent, ça gêne ma lecture. Pour rendre justice à l’auteur, elle n’écrit en français que depuis quelques années. Passionnée de langue anglaise, cela se ressent dans son style simple et direct, aux propositions courtes, majoritairement constitué de dialogues. Ces derniers sont rythmés et réalistes, et s’accordent avec les caractéristiques des personnages, lycéens aux hormones déchaînées.

Car oui, l’héroïne, qui fête au début de l’intrigue ses dix-sept ans, a des petits soucis de ce côté-là, et se verrait bien vivre enfin le grand amour. Elle n’a pas fait taire sa midinette intérieure, mais on ne peut pas vraiment lui en vouloir, c’est une héroïne adolescente. Enfin, disons que l’auteur nous dit qu’elle a dix-sept ans et va au lycée, elle utilise le mot relou et regarde des séries, ce qui suffit à faire d’elle une adolescente. Pour ce que je me souviens de mon adolescence, ce qui remonte à plusieurs éons, j’étais immature, caractérielle, fantasque et en pleine rébellion, et je trouvais ça trop bath (je vous avais dit que c’était loin). Mais Sienna, elle, est obéissante, réfléchie, compatissante, et, hormis ses ardeurs sexuelles paranormales, ne connaît pas vraiment la crise. Ce n’est pas une héroïne que j’ai vraiment appréciée. On en a tellement vu, des stéréotypes du genre, héroïne à la beauté irréelle et complètement « spéciale » mais à la vie amoureuse en friche et dont le cercle d’amis ne dépasse pas trois personnes, meilleur ami complice, copine paria du lycée et peluche comprise.

Et, comme dans Twilight, tout le monde veut lui passer sur le corps.

Mais Sienna, au contraire de certaines héroïnes de romance surnaturelle, a tout de même un trait de caractère bien défini, elle est « spéciale ». C’est répété. Dit et redit. Et reredit. Au bout d’un moment, j’avais l’impression d’entendre mon adjudant-chef hurler « Sienna est spéciale, deuxième classe Larret, vous allez vous mettre ça dans le crâne et plus vite que ça ! Rompez ! »*. Elle est même :

Je vous rassure, l’héroïne ne va pas exploser, et c’est un peu dommage, mais bien se retrouver au cœur de la guerre antique (ça remonte à mon adolescence) entre vampires et loup-garous. Mais contrairement au livre auquel vous allez penser, cette fois, un troisième belligérant entre en lice et risque bien de faire basculer cet affrontement sans fin. C’est l’une des principales originalités du roman, avec une autre que je refuse de vous dévoiler au cas où vous choisiriez de le lire. Les hommes, et en particulier une organisation secrète du gouvernement, s’intéressent aux créatures paranormales que sont sorciers, loup-garous et vampires, mais à l’insu de la population.

Le récit de la guerre et l’intrigue en général sont cohérents et les choix des personnages (pour ceux qui en font, d’ailleurs souvent dans les bois), bien expliqués. L’aspect romance est même bien mené, mais malheureusement, les événements et les personnalités demeurent prévisibles, et malgré l’atmosphère brutale et sensuelle qui se dégage de l’œuvre, on s’ennuie assez vite durant toute la première partie, et même les scènes de bataille rangée ou de corps à corps (tout type de corps à corps), m’ont laissée assez insensible. Je crois que j’avais peut-être assommé trop fort ma midinette intérieure. Les deux dernières parties, très inégales en terme de longueur, sont un peu moins fades avec quelques trouvailles intéressantes, mais ruinent complètement le côté trash à cause d’un final niais, bien trop positif par rapport aux attentes du lecteur après les péripéties de Sienna.

Bref, malgré une narration fluide et quelques bonnes idées, un message intéressant mais trop peu développé, je n’ai pas été convaincue par La Guerre, mais je vous invite, comme d’habitude, à vous faire une idée par vous-même et à me donner vos ressentis !

Tom Larret

*Vous pensiez bien que je n’allais pas chroniquer un roman intitulé La Guerre sans citer mon adjudant-chef.

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L’auteur:

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Les héraults du roi

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